Feb 04

Depuis longtemps, je suis une adepte du « moins c’est plus ». J’aime le sentiment de me libérer du superflu et de vivre une vie simple, sans encombrement. En janvier, puisque je déménageais d’appartement le 1e février, je trouvais le moment propice à la réorganisation. Je me suis aussi procurée le livre de Dominique Loreau, L’art de la simplicité, pour avoir des idées fraîches sur le sujet.

 

Espace épuré

Comme je m’intéresse beaucoup au bouddhisme et à la philosophie Zen, il est difficile de passer à côté du dépouillement des espaces empreints de cet esprit. Sans me pencher en profondeur sur l’art du Feng Shui (un art chinois millénaire dont le but est d’harmoniser l’énergie environnementale d’un lieu de manière à favoriser la santé, le bien-être et la prospérité de ses occupants) je suis sensible à la circulation de l’énergie dans le lieu que j’occupe. Par exemple, mon sommeil sera troublé si mon lit est mal orienté ou mon travail sera beaucoup moins efficace dans un bureau encombré.

Un des principes zen veut aussi que « Mettre de l’ordre dehors c’est mettre de l’ordre dedans ». L’activité de faire le ménage de son environnement est thérapeutique et l’action même de nettoyer physiquement nous nettoie mentalement. Sans même être au courant de ces principes, Beaucoup de gens rapportent aimer faire le ménage quand ils sont de mauvaise humeur ou déprimés.

Mon studio est un bon exemple du type d’espace que je valorise. Une pièce ouverte, de grandes fenêtres et des meubles compacts et modernes qui occupent efficacement l’espace. J’encourage tous les occupants à mettre hors de vue les petits objets qui trainent et à garder le sol propre, les meubles dépoussiérés. L’ordre et la lumière ont toujours un effet apaisant et libérateur quand je m’y trouve et je crois que les visiteurs le ressentent eux aussi. J’ai souvent de bons commentaires sur l’atmosphère de l’endroit.

Moins de possessions

Même ce qui est petit peut nous encombrer. Comme j’ai choisi un tout petit appartement, j’en ai profité en faisant mes boites pour scruter à la loupe mes possessions et éliminer le plus d’objets et de meubles inutiles. Ceux qui me connaissent savent déjà que je possède peu et que j’aime mes choses ordonnées et à leur place. Pourtant, les vêtements que je n’ai pas portés en plus de 2 ou 3 mois, les objets dont je ne me suis pas servie dans la dernière années, tous les « au cas ou », tout y est passé. Au final c’est 4 gros sacs à poubelles et 2 boites que j’ai été porté à l’armée du salut. J’ai donné encore beaucoup de livres, de matériel artistique et laissé derrière plusieurs meubles.

À part 2 ou 3 boites de souvenirs ou de livres que je voulais absolument conserver, j’ai réussi à faire de mon petit logement deux pièces un espace dégagé, chaque tiroir ne contenant que le strict nécessaire, chaque chose parfaitement à sa place.

Dominique Loreau écrit : « Cessez de trop posséder, vous aurez plus de temps à consacrer a votre corps. Et lorsque vous vous sentirez bien dans votre corps, vous pourrez l’oublier et cultiver votre esprit, accéder à une existence pleine de sens. »

 

Acheter ce qui est nécessaire et de meilleure qualité

Loreau écrit aussi : « Il faut un minimum pour vivre et assez pour bien vivre ». Valoriser le minimalisme ne veux pas dire vivre de façon austère. En fait, moins on possède, plus on apprécie la qualité et la beauté des objets qui nous entourent. Comme j’ai vécu avec peu de moyen pendant plusieurs années, j’ai pris l’habitude d’acheter le moins cher possible, souvent des objets de mauvaise qualité, que je fini par devoir remplacer encore et encore quand ils s’usent ou brisent.

C’est pour moi un nouvel apprentissage de finalement choisir des objets de qualité, qui vont durer et que je vais aimer pendant des années. La liste des choses que qui m’ont bien servi et que j’aimerais remplacer par du mieux dans les prochaines années est longues (vieux meubles dépareillés achetés à l’armée du salut, vêtement bons marché qui déforment et décolorent après quelques lavage, ustensiles de cuisine économiques et désagréable à utiliser…) mais ce mois-ci j’ai commencé par m’équiper d’un nouvel ordinateur pour le studio pour remplacer le vieux laptop dinosaure qui servait à la gestion. Un outil rapide et qui ne « bug » pas vaut chaque centime de la dépense quand il rend les taches quotidiennes tellement plus faciles et agréables. J’ai aussi investi pour deux nouvelles machines à tatouer que je convoitais depuis longtemps. Je possède déjà quelques bons outils de travail mais il est intéressant d’avoir l’option de varier. Après presque 8 ans de travail, je sentais que je méritais la mise à niveau.

Dec 26

Pour commencer, comme le suggère le livre, voici mes 10 commandements personnels, qui vont m’aider à accomplir chacune des autres résolutions que je me suis données pour l’année :

  1. Laisser aller (Let go)
  2. Sois toi-même et aimes-toi (Be and love yourself)
  3. Suis ton intuition (Follow your intuition)
  4. Tout est impermanent (Everything is impermanent)
  5. Il n’y a que l’amour (There is only love)
  6. Soit ridicule (Be silly)
  7. Parle/pense positif (Talk/Think positive)
  8. Suivre le courant (Go with the flow)
  9. Fait le maintenant (Do it now)
  10. Agit de la façon dont tu veux te sentir (Act the way you want to feel)

 

J’aimerais aussi faire un rappel des deux premières « Splendid Truth » de Gretchen, pour être certaine de les garder bien en vue :

  • Pour être heureux, il nous faut considérer de se sentir bien, se sentir mal et se sentir vrai, dans une atmosphère de croissance. (To be happy, you need to consider feeling good, feeling bad, and feeling right, in an atmosphere of growth.)
  • Une des meilleures façons d’être heureux soi-même est de rendre le autres heureux ; Une des meilleures façons de rendre les autres heureux c’est d’être heureux soi-même. (One of the best ways to make yourself happy is to make other people happy; One of the best ways to make other people happy is to be happy yourself.)

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Cela peut sembler étrange que je choisisse de commencer mon projet par me reposer. Pourtant c’est un de mes plus grands problèmes des dernières années. Je dois toujours compulsivement remplir chaque moment d’éveil par une activité productive. Pour moi, me reposer et déconnecter demande un effort conscient.

J’ai toujours une vie active, pleine de projet, de défis et d’actions. 2011 n’a pas échappé à la règle. Quelques mois avant la fin de cette année je me suis lancée dans un grand projet de dernière minute, presque malgré moi, celui de démarrer mon propre studio de tatouage à Gatineau. Je déteste déménager et avec 2 déménagements et 2 changements de lieux de travail en 2 ans (8 déménagements en 10 ans et 7 changements de lieux de travail en 7 ans) je pensais en avoir assez pour un bout mais les signes et les coïncidences étaient tellement forts que je n’ai pas eu le choix de suivre les événements (commandements 3 et 8). J’étais déjà en carence énergétique avant de commencer (2010 a été une année très agitée) donc après le premier mois sur l’adrénaline, un mois à me concentrer à des choses qui me font plaisir était plus que bienvenue.

De toute façon, avec la fin de l’année et les vacances, décembre est le meilleur mois pour prendre ça relaxe. Le vrai travail difficile peut attendre en janvier!

 

Jouer des jeux

Ça fait longtemps que j’ai cessé de le cacher, je suis une geek finie (commandement 2). J’aime entre autre beaucoup jouer aux jeux vidéo, principalement les jeux rétro ou les RPG (jeux de rôle). Quelle chance! En novembre sortaient deux jeux que j’attendais depuis des mois, The Legend of Zelda : Skyward Sword et The Elder Scrolls V : Skyrim. Je n’ai pas joué des nuits entières comme certains gamers aguerris mais j’aime bien m’immerger pour quelques heures dans un monde fantastique ou j’incarne un héro épique chargé de la mission de sauver le monde.

Lire des livres

Depuis ma dépression, j’ai beaucoup de mal à maintenir ma concentration de lecture très longtemps, ce qui fait en sorte que ma vitesse de lecture est beaucoup réduite. Cela s’améliore de plus en plus mais j’ai encore besoin de livres particulièrement captivants pour maintenir mon intérêt. Cette année mes choix de lecture se sont beaucoup arrêtés à des livres pratiques, sur la psychologie ou des techniques artistiques. J’ai donc passé la majorité du mois à lire « the Happiness Project » mais cela ne compte pas comme du repos car mon esprit ne s’évade pas ailleurs, il reste dans un état d’analyse et d’apprentissage. Par contre en novembre j’ai dévoré le roman de science fiction Ender’s Game d’Orson Scott Card. C’était le premier roman que j’ai lu aussi vite depuis longtemps. En décembre comme tel, j’ai beaucoup aimé lire le 4e tome de la bande dessinée « the Walking Dead ». D’abord j’adore les zombies (j’en ai presque fait une fixation pendant un certain temps), ensuite j’ai un grand amour de la bande dessinée depuis l’enfance.

 

Regarder des vidéos (mais pas la télévison)

Beaucoup de gens choisissent la télévision comme moyen de repos par excellence. Moi la télé m’enrage plus souvent que d’autre chose par son insipidité. Dans ma résolution d’éliminer les idées négatives de mon esprit (commandement 7), il est plus facile de contrôler la qualité de ce que j’écoute en sélectionnant les vidéos. Comme c’était Noël, j’en ai profité pour télécharger de vieux classiques de ciné-cadeau. Comme j’ai grandi avec la bédé française, j’ai été délectée par l’écoute des 12 travaux d’Astérix comme si c’était la première fois que je le voyais. J’en ai aussi profité pour aller voir le nouveau film de Tintin au cinéma.

Je suis aussi mordue d’animation japonaise. Un de mes plaisirs coupables les plus secrets sont les histoires boy’s love (yaoi) ou mettant en scène des personnages au genre controversé. Ce mois-ci j’ai totalement dévoré les 24 épisodes de « Sekaiichi Hatsukoi », le spin-off de ma série yaoi préférée, Junjo Romantica (http://www.animefreak.tv/watch/junjo-romantica-english-dubbed-online-free). J’ai aussi regardé quelques épisodes de « Ouran High School Host Club », une série mettant en vedette un personnage féminin secrètement travestie en garçon.

 

Sortir de chez moi/avoir des activités en dehors du travail

Dans ma quête pour être de plus en plus moi-même, je remarque que je renoue beaucoup avec d’anciens intérêts de mon enfance que j’avais oubliés ou délaissés. C’en est presque thématique. Je fais de plus en plus de lien avec mes intérêts actuels et j’ai parfois l’impression de me redécouvrir.

Par exemple, quand j’étais petite, j’ai complété toute mon école primaire en musique classique. J’ai joué du violon pour 6 ans avant de complètement abandonner. En 2009 j’ai fais l’acquisition d’un instrument avec l’intention d’en rejouer un jour mais je n’y ai pas touché avant, comme par hasard, ce mois de décembre. Une vielle amie d’enfance qui est violoniste professionnelle m’a proposé de lui échanger un tatouage contre des leçons de violon. J’ai sauté sur l’occasion. Me voici dotée d’un nouveau passe-temps totalement récréationnel!

Comme c’est le temps des fêtes, les occasions de sortir de chez moi et visiter les gens sont nombreuses. Par contre, cela fait partie de mes résolutions pour toute l’année de voir des amis et sortir de ma routine un peu plus souvent, simplement par plaisir de me trouver en bonne compagnie.

Dec 26

Ce matin, j’ai terminé le livre “The Happiness Project” de Gretchen Rubin. Cette auteure raconte comment pendant une année entière elle s’est dédiée à étudier le sujet du bonheur sous tous les angles, des plus petits gestes quotidiens aux grandes vérités philosophiques, dans l’espoir d’être simplement plus heureuse dans tous les aspects de sa vie moyenne de femme de carrière et de mère de famille. Chaque mois elle aborde un aspect général qu’elle fragmente en petites résolutions concrètes et applicables réalistement dans la vie de chaque jour. Le but du projet n’est pas de refaire sa vie mais simplement de la rendre meilleure telle qu’elle est. Elle suggère des outils simples pour que chacun puisse réaliser son propre « happiness project ».

Avant de parler plus en détail de mon propre projet pour l’année 2012, j’aimerais faire un retour en arrière sur les dernières années de ma vie. Je réalise en fait que j’ai entamé mon « happiness project » quelque part en 2007. Après une séparation difficile d’un partenaire abusif et manipulateur où j’avais vraiment l’impression d’avoir touché le fond, j’ai quitté la région de Montréal pour un exode vers l’Estrie, ma région natale.

Peu après mon arrivée en région, j’ai été invitée à participer à un cours sur l’enseignement du Secret, le célèbre bestseller de l’auteur Rhonda Byrne et la loi de l’attraction. Durant le séminaire, j’ai pris contact avec l’ « Emotional Freedom Technique » (http://en.wikipedia.org/wiki/Emotional_Freedom_Techniques) , une méthode thérapeutique pour contrôler l’intensité de nos émotions et déprogrammer des réactions négatives à un concept ou un autre et les reprogrammer en réactions positives. Ayant grand besoin de répit émotionnel, j’ai commencé à m’attaquer avec cette technique à plusieurs de mes grands malaises.

Ayant grandi dans une famille très spirituelle, j’étais déjà familière avec plusieurs idées et techniques dites « ésotériques ». J’ai toujours pratiqué une forme ou une autre de méditation et je suis familière depuis longtemps avec le concept de la loi d’attraction (http://en.wikipedia.org/wiki/Law_of_attraction) et la puissance de nos pensées. Suivant les conseils de livres tels que « le Secret » ou « Demandez et vous recevrez » de Pierre Morency, je garde depuis longtemps un ensemble de notes (manuscrites et informatisées) sur les choses que je désire manifester dans ma vie, catégorisées en 4 sujets généraux : Créativité (expression artistique), Amour/Affection (relations humaines), Travail (gagner ma vie) et Santé. Ou CATS pour faire plus court. J’en ai d’ailleurs créé une version synthèse en image, un « vision board », il y a environ 2 ans. Je regarde souvent ce tableau : en gardant toujours mes objectifs généraux bien en vue, je m’assure de m’en approcher irrémédiablement. J’ai aussi une série de petits mémos motivationnels parsemés à des endroits stratégiques de mon appartement ou sur mon écran d’ordinateur.

À l’hiver 2009, j’étais mariée, copropriétaire d’un studio de tatouage en Estrie (un rêve devenu réalité à seulement 24 ans) et en préparation d’un grand voyage qui allait me permettre de vivre en Europe pour quelques années. Je ne peux expliquer comment ni pourquoi mais, à force de travailler à extérioriser  mes émotions refoulées en en voyant a quel point celles-ci étaient en contradiction avec mon mode de vie et mes buts poursuivis à ce moment là, la pression a fini par tout faire sauter. J’ai souffert d’une dépression violente et soudaine qui m’a forcée à remettre beaucoup de choses en question dans ma vie et à entamer un long travail de guérison beaucoup plus en profondeur. J’avais l’apparence d’une jeune femme qui a tout pour être heureuse, ses rêves à portée de main mais j’étais en fait mangée par l’intérieur par l’ensemble des mes psychoses, traumatismes et complexes. Je crois que tout le monde entre dans l’âge adulte avec son bagage de bibittes et que chacun peut choisir (ou non) de gérer la situation à sa manière. Moi, j’ai choisi d’être une guerrière.

Suite à la lecture de plusieurs livres de développement personnels, j’étais déjà consciente du cœur de mon problème. Comme en témoigne une lettre que j’ai écrite à ma mère au début 2009, j’essayais déjà de comprendre rationnellement de qui m’empêchait d’être heureuse et épanouie :

Maman,

Depuis quelques temps déjà je suis en quête d’une amélioration dans ma vie, et donc globalement à la recherche du bonheur. Il y a très longtemps que je vis avec une espèce de malaise constant et/ou une tendance à m’empêcher de vivre ce que je veux vraiment et donc de me sentir bien, accomplie. J’ai décidé de commencer à éplucher le problème tranquillement et je commence à toucher le fond des choses, la racine de mes maux et je sais qu’en la formulant ici une fois pour toute, je pourrai m’en libérer une fois pour toute et faire un GRAND pas dans la direction de mon épanouissement.

J’ai eu ma première grande réalisation en lisant le livre « Comment et pourquoi se donner la permission de réussir » que tu m’as prêté. Cette lecture m’a permis de mettre un mot sur le mal qui me ronge et m’empêche de vivre : la culpabilité. Je suis alors allé chercher un livre qui s’appelle « Être soi sans culpabiliser » et c’est à ce moment que j’ai eu la deuxième partie de la révélation.

J’ai réalisé en lisant que j’étais fortement atteinte de l’anorexie du succès. Au départ, je n’étais pas du tout certaine de quoi je me sentais coupable. En surface, je me sens coupable à chaque fois que je m’accorde une minute à moi, que je me repose, que je crée pour mon plaisir (et non pour le travail), bref coupable de connaître le bonheur. Pas facile de réussir ce qu’on désire profondément dans ce temps là!! En cherchant plus profondément, j’ai pu identifier la source de cette culpabilité dans mon enfance (surprise, surprise).

En effet, les valeurs reçues dans mon enfance sont très contradictoires avec ce que je veux vraiment. Je m’explique :

Valeurs transmises par la famille (surtout maternelle)

-          La science est le seul choix de carrière recevable pour une personne intelligente

-          Les artistes sont tous des BS

-          Il faut performer et se démarquer pour réussir

Valeurs propagées par le milieu scolaire

-          Les gens différents sont anormaux (surtout sur le plan intellectuel et spirituel)

-          En me démarquant les gens ont peur de moi et je n’ai plus d’amis

Ce que je veux vraiment

-          Me démarquer et performer dans mon domaine artistique.

Selon la vision (infantile) ci-haute bien ancrée dans mon subconscient, en choisissant un domaine artistique, je perdrais d’un côté l’amour et la fierté de ma mère et en excellant je perdrais de l’autre l’amour des gens de mon entourage en général. Au final, en m’accordant mon bonheur personnel, je me retrouverais seule et sans reconnaissance. Même s’il s’agit d’une croyance irrationnelle, mon désir ultime est d’emblée censuré dans mon inconscient.

De ce raisonnement erroné est né un désir de rébellion dans laquelle je me suis jurée de « prouver » à tous que je pouvais réussir non seulement à vivre de ma passion, mais à y exceller, voir à être la meilleure au monde, parfaite, irréprochable. En semblant rejeter le jugement illusoire « des autres », en fait je ne faisais que manifester ma peur profonde de décevoir les gens que j’aime.  En m’infligeant cette pression constante de réussite professionnelle, je tente désespérément de mériter leur estime, de me faire pardonner d’être fondamentalement inadéquate. Le tout dans une attitude masochiste d’autopunition.

Ses constatations m’ont amenées à repenser à mon désir longtemps proclamé de « ne pas vouloir être comme toi ». En réalité, ce que j’ai voulu rejeter c’est l’image du modèle de réussite idéalisé que tu m’as fourni (le travail acharné, les études supérieures, etc.) et non toi-même en tant que personne, au contraire. Malgré mon rejet viscéral de ces valeurs, j’ai essayé jusqu’à la dernière minute d’attirer ton estime et ta fierté (par exemple en m’inscrivant à l’université). Dans la réalité et malgré nos différences, je sais que l’on se ressemble beaucoup et j’en suis plutôt fière (courage, volonté, leadership, etc.).

Rationnellement, je suis maintenant consciente que j’ai des proches qui m’aiment inconditionnellement. Je réalise de plus en plus la qualité des gens qui m’entourent et la facilité grandissante à communiquer des sujets auparavant délicats avec mon entourage. C’est aussi vrai pour mes autres goûts et habitudes dont j’avais « honte ». Je ne suis plus seule.

Ultimement il me faut simplement assumer qui je suis, prendre le risque de déplaire à quelques uns mais savoir que mes vrais amis seront toujours présents pour moi. Je dois prendre la responsabilité de mes choix, accepter de n’être qu’humaine et donc de pouvoir éprouver de la fatigue. J’ai le droit d’avoir des loisirs et je n’ai pas à culpabiliser de ma virtuelle paresse et donc de ne pas me sentir mal de ne pas travailler 16h par jour, sept jours sur sept. Il faut aussi que j’accepte d’imposer mes limites et d’apprendre à dire non aux gens ou aux situations qui exigent trop de mon énergie et/ou qui s’éloignent de ce que je veux fondamentalement.

Je peux arrêter de me punir moi-même inutilement en réponse à la culpabilité. Je dois cesser d’occuper chaque temps libre à travailler et de n’avoir jamais assez de temps ou d’énergie pour faire ce que je veux vraiment. Le contrôle que j’exerce sur chaque aspect de ma vie est tyrannique et tout à fait malsain. C’est une façon futile de tenter d’être irréprochable aux yeux de tous et ainsi « gagner » le droit d’être moi-même et de vivre ma passion.

Je réalise que :

-          Je dois réorganiser mes activités pour mon plaisir à moi.

-          J’ai le droit d’avoir du temps pour ne rien faire.

-          Je peux choisir de ne faire que le travail qui me valorise.

-          Je n’ai pas besoin de craindre le jugement des autres, je peux être aimée et reconnue telle que je suis.

-          Je peux partager mon bonheur avec les autres. Je n’ai pas à vivre isolée.

Au final, j’ai maintenant identifié et bien assimilé la force qui me tirait vers l’arrière. Je me sens donc un peu revenue au neutre. Il me reste à présent à développer la force qui maintenant me fera avancer et réaliser tous mes désirs : la confiance en moi.

Souhaite moi bonne chance!

Karine

C’est bien de pouvoir rationaliser ses problèmes mais j’ai compris en m’effondrant que certaines blessures étaient encrées trop profondément. J’ai été cherché de l’aide extérieure auprès d’une thérapeute  qui m’a fait subir quelques séances d’EMDR (Eye Movement Desensitisazion and Reprocessing) (http://en.wikipedia.org/wiki/Eye_movement_desensitization_and_reprocessing), une technique de déprogrammation des désordres traumatiques. Quelques séances seulement m’ont grandement aidé et quelques semaines plus tard mes symptômes d’anxiété étaient totalement disparus.

En janvier 2010, j’ai décidé d’entamer ma remise à neuf avec une retraite de 10 jours de méditation Vipassana (http://en.wikipedia.org/wiki/Vipassana). Il s’agit d’une technique très épurée dans laquelle le méditant doit simplement pratiquer l’introspection et l’immobilité. Les 10 jours se font dans le silence total, sans aucun contact avec les autres. Pour plus d’information sur la technique, visitez le site web http://www.dhamma.org/. J’en suis revenue très apaisée et sensible de ma réalité intérieure.

Peu de temps après mon séjour, j’ai complété le « reset » en choisissant de reconstruire ma vie à zéro, sur les bases de mes nouvelles révélations. Je me suis séparée de mon mari, j’ai vendu mon studio et je suis déménagée en Outaouais, dans un milieu complètement nouveau, sans aucuns points de repères. Je suis partie dans l’idée de rester attentive aux événements, sans engagement à long terme et voir où la vie guiderait mes pas. J’ai fait de nouvelles rencontres, fait de nouvelles expériences.

J’ouvre une parenthèse ici : Bien que j’aie beaucoup expérimenté avec les drogues quand j’étais adolescente, je suis en général une personne très sobre. Je ne bois que très rarement et j’ai complètement banni toutes les autres sortes de drogues de ma vie. Je suis une fervente militante de la lucidité. Par contre, dans ma recherche d’états d’esprits élevés, induits par une méthode ou une autre (tels que la méditation) j’ai depuis longtemps un intérêt pour la spiritualité psychédélique. Environ une fois par année, au printemps ou à l’automne, j’ai l’habitude de consommer certains  enthéogènes (http://en.wikipedia.org/wiki/Entheogen) quand l’envie me prend de passer un moment à communier avec l’univers.

Au début du printemps 2011 alors que j’avais consommé des champignons hallucinogènes avec mon copain, j’ai vécu une des plus grandes révélations de ma vie. Il est très difficile d’exprimer en mot l’intensité de l’émotion que j’ai ressentie mais en regardant simplement le gazon, j’ai été totalement remplie d’amour à un point tel que je me suis mise à pleurer. J’ai dis à mon copain quelque chose du genre : « Je pense que je viens de comprendre ce qu’est Dieu. Tout n’est qu’amour ». Et ce moment sacré a duré pour quelques minutes où tout, absolument tout semblait parfaitement rempli de sens. Je pense qu’une fois qu’on a vécu ce moment d’amour parfait, il est impossible de ne pas être transformé de façon permanente. Deux films qui par la suite m’ont fait vibrer très proche de cet état sont « The Pines of Rome » de Disney Fantasia 2000 (http://www.youtube.com/watch?v=LGZeT07rqlU) et Baraka (http://www.imdb.com/title/tt0103767/)

C’est après à cet événement que j’ai été inspirée d’écrire, tout au long de l’année, les autres textes philosophiques et spirituels de mon blogue, la plus part parlant à divers degré d’amour, de transcendance et de raison de vivre.

En cette aube de l’an 2012, je peux fièrement affirmer que j’ai parcouru un grand trajet sur le chemin de mon accomplissement et de ma liberté. Je suis moi-même plus que jamais et je me tiens droite dans toute ma différence. Après m’être censurée pour des années, je n’ai plus peur de partager mes idées et mon vécu car je crois sincèrement que mon expérience peut inspirer d’autres personnes à chercher et trouver leur propre chemin.

Une des premières vérités énoncée dans le livre « the Happiness Project » est que « Ce qui est amusant (plaisant) pour d’autres ne l’est pas nécessairement pour soi, et vice versa », ce qui suggère que le projet de chacun peut varier dramatiquement d’une personne à l’autre. Mon projet est donc très différent de celui raconté par l’auteure. Dans cette optique, je m’engage à réaliser mon propre projet en 13 étapes (13 mois). Chaque mois je posterai un journal avec mes commentaires sur mes résolutions et expériences du mois précédent. Ces 13 aspects sont mes ultimes bêtes noires, mes défauts les plus coriaces et les qualités que je souhaite développer qui me sont les moins naturelles. 2012 sera pour moi un ultime boot camp vers la personne que j’aspire à être et donc vers le bonheur.

 

P.S.

Quand les gens viennent à moi pour des conseils sur un sujet ou un autre, j’ai toujours un bon livre à leur référer. J’aime lancer les gens sur des pistes de réflexion, qu’ils choisissent ou non de le faire. Voici la liste presque exhaustive de tous les livres de développement personnel que j’ai lu entre 2008 et 2011.

L’alchimiste – Paulo Coelho
Manuel du guerrier de la lumière – Paulo Coelho
Le Zen et l’art de tomber amoureux – Brenda Shoshanna
Le cycle de rinçage – Pierre Morency
Demandez et vous recevrez – Pierre Morency
Le Secret – Rhonda Byrne
Savoir lâcher prise – Melody Beattie
La prophétie des Andes – James Redfield
La dixième prophétie – James Redfield
Apprenez pourquoi et comment se donner la permission de réussir – Noah St. John
Être soi sans culpabiliser – Sarah Famery
Avoir confiance en soi – Sarah Famery
Pour arrêter de souffrir – Placide Gaboury
Ishmael – Daniel Quinn
My Ishmael – Daniel Quinn
Guérir – David Servan-Schreiber
The Mission of Art – Alex Gray
The Happiness Project – Gretchen Rubin

Dec 21

Problème individuel

Dans notre société occidentale contemporaine, on observe l’émergence d’un mal de vivre de plus en plus oppressant. Les gens sont malheureux, déprimés, malades chroniquement. Sans pouvoir toujours rationnaliser leurs émotions, certains être plus sensibles parleront de sensation de vide, d’absence de but cohérent, comme si la vie en général semblait vide de sens réel. Daniel Quinn dans son livre (1) se penche en profondeur sur ce problème et pointe le doigt vers le mode de vie abstrait et irréel de la société de consommation. On nous a convaincu toute notre vie que notre existence se résume à travailler, consommer et mourir. Si bien que nous sommes totalement convaincus de la validité de ce mode de vie, alors qu’un doute plane et prend racine dans nos inconscients, créant toute sorte de sommations et de mal-être. On tente de s’évader dans les abus d’alcool, de nourriture, de drogues ou dans les divertissements. Aussi bien mourir tout de suite.

Un autre symptôme de ce mode de vie mensonger est la superficialité des relations humaines. On nous présente des modèles synthétiques, visuellement attrayants et politiquement corrects. Que se soit le modèle de famille, les enfants gâtés de cadeaux étincelants pour compenser le manque de temps pour se parler ou le modèle de couple axé sur le physique, choisi par catalogue virtuel, vite acheté vite jeté, pour éviter d’avoir à régler nos problèmes ou même de simplement apprendre à se connaitre.

Dans ce vide émotionnel, on voit naître toute une gamme de comportements compulsifs : sexualité malsaine, dépendances affectives, mensonge, agressions sexuelles ou violence psychologique. On cherche par des moyens négatifs et destructeurs à se nourrir de l’autre et ainsi combler le manque.

 

Problème de société

Depuis des centaines d’années, l’ensemble de la société occidentale envisage le futur exclusivement en termes d’avancée technologique, de la recherche médicale pour guérir les maladies à la conquête de l’espace. Il n’y a rien de mal à vouloir maitriser son milieu matériel. C’est le principe de survie de toute espèce animale : se faciliter la vie, avoir un accès facile à la nourriture, vivre le plus vieux possible et protéger sa progéniture.

Hubert Reeves se penche sur l’avenir de l’être humain. «En se demandant si l’humanité est capable de trouver sa propre place dans l’ordre de la vie, il insiste sur le fait que les espèces qui survivent sont celles qui sont capables de s’adapter à l’écosystème de la planète. Le problème, croit-il, tient dans les relations complexes entre l’intelligence et la nature plutôt qu’entre l’humanité et la nature et dans le fait que, «sur notre planète, c’est l’intelligence de l’être humain qui a dépouillé celle des autres espèces». Comme de nombreux scientifiques, il est consterné par la manière dont les connaissances scientifiques ont été utilisées au service de l’humanité «qui poursuit ardemment son autodestruction».»(2)

Adam and Eve in the Earthly Paradise

 

En cours de route, l’avancée technologique est devenue une finalité en soi (avancer technologiquement pour nous permettre d’avancer plus loin technologiquement) et a perdu de vue son but premier dans une spirale vertigineuse et sans apparemment fin. Le confort matériel promis dans les concepts de plus en plus artificiels et absurdes de travail et d’argent ne profitent finalement qu’aux quelques maîtres marionnettistes de la société de consommation. La répartition des ressources est aberrante, les droits humains de liberté d’expression, de vie privée, d’accès aux services de base sont en recul à une vitesse alarmante. Tout ce qui favorise un mode de vie autosuffisant ou en micro société est sauvagement éliminé sans donner d’excuses. Le mensonge est de plus en plus difficile à cacher lorsque la presque totalité des individus d’une société commencent à manquer de tout.

 

Une ère de changement

Depuis plusieurs années on entend parler de changements, de révolutions. D’un coté spirituel ou religieux les prophétisées « fin du monde » se multiplient et convergent à des dates de plus en plus rapprochées. D’un coté économique on voit surgir de plus en plus de problèmes reliés à la fragilité du concept même de monnaie. Les spécialistes parlent de changement de paradigme commercial au niveau international. S’ajoute à tout cela tellement de tensions politiques et culturelles à travers le monde qu’il est difficile de suivre l’ensemble de l’actualité tellement les conflits semblent nombreux et complexes.

On a souvent tendance à croire, lorsqu’on vit un période de difficulté intense, que ces difficultés sont sans précédent, d’où cette notion récurrente « d’apocalypse » éminente. Qu’on ne se leurre pas. Il suffit d’observer un peu l’histoire pour réaliser que l’humanité a plus d’une fois été placé en situation de crise globale au fil du temps et bien que les transformations ne sont jamais agréable, à tout ère de perturbation suit une période de renouveau.

Dans le I Ching (3), le livre de sagesse chinoise vieux de plus de 4000 ans aussi appelé « livre des changements », on dit que plus une situation semble obscure et désespérée, plus notre cœur peut s’alléger. C’est un signe indubitable que l’aube est proche et qu’un nouvel ordre est sur le point de s’établir. Dans le tarot de Versailles et d’autres méthodes divinatoires ancestrales, la mort et la fin sont également annonciateurs de renouveau imminent.

Mon père m’a souvent parlé de l’analogie du papillon. Lorsque la chenille s’enroule dans son cocon pour effectuer sa transformation, le temps qu’elle y passe ne doit pas être très agréable. Il doit être très souffrant de se faire pousser des ailes, ça tire de tous les côté, c’est inconfortable, on à l’impression d’être déchiré en deux. Puis un beau matin, sans prévenir, le papillon éclot et s’envole légèrement sans que personne n’ait eu conscience de son drame.

Tout comme dans l’accouchement, donner naissance à quelque chose de nouveau se fait naturellement dans la souffrance .

 

Recherche de solution

Lorsqu’un individu plus sensible que les autres prend conscience de l’absurdité du monde actuel, un premier réflexe peut-être de vouloir endosser la responsabilité et s’investir de la mission de changer le monde. Plusieurs se lanceront dans diverses activités humanitaires ou écologique, qui sont très louable en soit mais souvent très énergivores pour le peu de résultats apportés. Réalistement, une seule personne ne peut prendre sur ses épaules le poids d’un tel projet. Il s’agit d’un travail de groupe. Certains individu tenterons alors de rallier les gens à leur cause de choix, de forcer fébrilement leurs idées de propagandes dans l’esprit de ceux qui les entourent, encore une fois ne recevant qu’une réponse de vague intérêt.

Auparavant, devant l’immensité de la question existentielle ultime de « pourquoi je vis ? », les gens de tournaient vers la religion. Il s’agissait de la façon la plus sécurisante pour se réconcilier avec une vie pénible et avec la mort. De nos jours, devant le Recul de la foi, qu’est ce qu’il nous reste pour parvenir à vivre au jour le jour, en tant qu’individu, avec les événements décris plus haut?

Dans la nature, tous les animaux veulent survivre, être protégés et se reproduire. Ce qui distingue l’être humain est la conscience de sa propre existence, de son individualité unique et de celle des autres qui l’entoure. De même, il est conscient de sa propre souffrance, de sa mort et de celle de ses pairs.

Doué de cette empathie, on peut considérer toute action posée au delà des besoins de survie primaire comme étant « élevée ». Il s’agit en effet des 3 étages supérieurs de la pyramide de Maslow (4). Les besoins d’appartenance, de reconnaissance et de réalisation personnelle sont tous reliés au désir fondamental de connecter avec l’autre, d’expérimenter des contacts authentique, de comprendre et d’être compris, au sein de la communauté, de la famille, de l’amitié et du couple. Tel que le mentionne l’auteure américaine Kim Krizan dans le film Waking Life, c’est pour faire l’expérience de ce moment remarquable mais éphémère que nous vivons. (5)

Bien que selon moi les dons de la conscience et de l’empathie soient « divins » et en harmonie avec le message de la foi, il est sans doute plus facile de le rationaliser de cette manière.

 

Trouver sa mission

Si on accepte le principe que l’équilibre et l’harmonie universelle passent inévitablement par la richesse des relations humaines, il est raisonnable de penser que chaque relation approfondie dans l’amour et le respect et qui apporte du bonheur à tous les individus impliqués est en soit un pas important dans la direction d’un monde meilleur.

Pour pouvoir tirer le maximum d’un échange profond avec les autres, il est naturel de penser qu’il est important d’y entrer avec le meilleur de soi-même, explorant notre plein potentiel. Pour aider les autres à trouver le bonheur, il faut être heureux soi-même.

Pierre Morency (6) décrit longuement dans son livre le principe de rôle de vie. Il explique l’importance de trouver sa propre passion : l’activité dans laquelle on excelle et qui nous procure le plus de satisfaction. Il invite à s’interroger : Si j’avais tout l’or du monde, après avoir acheté toutes les maisons, les voitures et les voyages qui me font envie, qu’est ce que je ferais? C’est dans cette question qu’on peut commencer à trouver le sens de notre vraie « mission ».  La réponse est différente pour chacun de nous et c’est ce qui fait du monde un endroit merveilleux ou chacun est libre de trouver la place qui lui est propre.

Sans être une mince tâche en soit, l’accomplissement de notre mission prend toute sa dimension dans le partage avec les autres. Lorsqu’on entame le grand projet de notre épanouissement personnel, on arrive à un point où l’on souhaite partager les fruits de notre travail et faire prendre conscience aux autres de leur propre potentiel dans leur recherche personnelle du bonheur. Lorsque qu’on s’absorbe et qu’on investi notre énergie dans une activité qui profite aux autres, la valeur de notre mission et le sentiment d’élévation qu’on en retire sont alors exponentiels .

Reposons-nous la question de Pierre Morency à une autre échelle : Après avoir conquit l’univers technologique pour créer un monde où tous les gens mangeraient a leur faim et vivraient sans souffrance, qu’est ce qu’on ferait?  Selon moi, on prendrait le temps d’entretenir de vraies relations avec nos pairs, sans instinct de jalousie ou de compétition. L’accumulation matérielle et la conquête territoriale, qui sont des activités conditionnées (parfois compulsivement) par la peur du manque, deviendraient tout simplement inexistante.

Concrètement, devant la guerre, les fléaux, la souffrance, les changements brutaux et la mort, la seule arme efficace, permanente et incontestable que chaque individu peut employer, chaque jour, gratuitement, est l’amour et la compassion pour ses proches et, ultimement, pour tous les êtres humains.

Que l’ont croit ou non à une existence après la mort, nos actes sont finalement la seule chose qui perdure après notre extinction et qui, même s’ils se diluent avec le temps, continuent d’influencer et enrichir les générations futures et les individus qui viendront après nous. Si l’ont accepte d’autres vérités comme l’existence de Dieu et la relativité  temporelle, on comprend alors la transcendance et l’éternité de chaque acte de bonté.

 

Une lueur d’espoir

On dit parfois qu’on peut prendre le pouls d’une société en observant l’essence de la création de ses artistes. Ces dernière années, je constate parmi les artistes professionnels que j’admire le plus que plusieurs d’entre eux ont vécu un événement majeur ayant remis en question leur perception de l’univers et que leur création s’en est trouvé grandement changée (Anne Rice, Stephen King, David Bollt, Alex Gray…), qu’ils se sont « réveillés ».

En considérant l’idée de la mémoire collective de Rupert Sheldrake (5), chaque être n’a pas à être individuellement éveillé à un nouvel état de conscience. En atteignant un état donné, les êtres partageraient cette nouvelle fréquence par simple contact de proximité avec les êtres qui l’entourent, les encourageant à développer inconsciemment le même état. Lorsqu’une certaine masse critique d’esprits est éveillée dans l’inconscient collectif, le poids de l’idée serait alors suffisant pour se propager instantanément dans tous les esprits, créant ainsi un renversement instantané et global .

OverSoul - Alex Gray

J’espère le début d’une aire nouvelle ou l’on imaginera le futur en terme d’avancée sociale plutôt que matérielle et que l’humanité se souvienne de la fondamentalité des vérités exprimées dans mon article. Je pense que cette conscience est en pleine émergence et que l’action de connecter les gens entre eux par des moyens comme l’internet et la multiplication de mesures d’aides à tous les niveaux de la société sont des exemples de cette nouvelle conscience.

Dans notre vie active contemporaine, il est facile d’oublier la magnificence de l’œuvre de Dieu et des hommes. Il est pourtant crucial de garder un bon moral et un esprit positif. Dans la contemplation de la nature et des arts ou en écoutant certains films ou certaines musiques, je ne peux faire autrement que de m’émerveiller l’élévation de l’esprit. Puisque chaque pensée conditionne nos actes, il est important de se détacher de toute forme de pollution mentale (entre autre par les médias ou le contact de certaines personnes négative de notre entourage). Cultiver l’optimisme, c’est cultiver liberté.

Durant longtemps j’ai moi-même ressenti le « mal de vivre » et j’entretenais beaucoup de fatalité face au futur. Mais à la lumière de mon cheminement, j’affirme maintenant partager la vision de l’Astrophysicien Hubert Reeves. « (Il) ne considère pas l’humanité comme une erreur de l’évolution. Il trouve ses raisons d’être optimiste en l’avenir dans la nature même de l’optimisme «une énergie qui crée l’énergie et dans la force continuelle qu’il retire de son premier amour, admirer les étoiles et sa planète préférée, Vénus». Il écrit : «C’est un sentiment profond d’être seul devant le ciel, une sensation intense».» (2)

 

Références

(1)          Ishmael – Daniel Quinn
(2)          Hubert Reeves – http://www.thecanadianencyclopedia.com/
(3)          The complete I Ching – Alfred Huang
(4)          Maslow’s hierarchy of needs – http://en.wikipedia.org/wiki/Maslow’s_hierarchy_of_needs
(5)          Waking Life – http://www.imdb.com/title/tt0243017/
(6)          Demandez et vous recevrez – Pierre Morency

Voir aussi :

Rupert Sherldrake – http://en.wikipedia.org/wiki/Rupert_Sheldrake
Holistic public sociology – Vincent Jeffries – http://www.sorokinfoundation.org/public.html

Dec 11

Dans mes plus récentes réflexions sur la direction de ma mission artistique, j’ai pensé à une façon de diffuser mon travail tout en aidant concrètement à soulager un peu de souffrance humaine. De par leur mission honorable et leur organisation bien établie, mon choix s’est porté sur la Fondation Rêves d’enfants du Canada. Mon objectif est de faire une donation substantielle à tous les mois en versant 20 % des profits des marchandises offertes chez RubyCherry Shop. Le reste des profits sera réinvesti dans le projet pour offrir toujours plus de diversité.

Une boîte de donation sera placée à l’accueil du studio Ruby Cherry Shop et d’autres activités au profit de la Fondation restent à venir.

Sont disponibles, comme premiers objets promotionnels, des signets créés par Ruby sur le thème de l’enfance au coût de 2 $ (3$ avec envoi postal partout au Canada). Le signet porte une jolie pierre brillante que vous pouvez choisir selon votre couleur de naissance. Pour vous les procurer, venez simplement faire un tour au studio RubyCherry Shop ou envoyez votre paiement Paypal de 3 $ avec votre adresse à rubymoon@gmail.com

In my recent thinking about the direction of my artistic mission, I thought of a way of spreading my work while concretely helping to relieve a bit of human suffering. Because of their honorable mission and their well established organization, my heat set on the Children’s Wish Foundation of Canada. My objective is to make a substantial donation every month by giving 20% of all RubyCherry Shop’s merchandise sale’s profit. The rest of the profits will be reinvested in the project to increase the merchandise diversity.

A donation box will be placed at the RubyCherry Shop studio’s counter and other activities to the profit of the Foundation are yet to come.

As a first promotional object, childhood themed bookmarks created by Ruby are available at the cost of 2$ (3 $ with shipping anywhere in Canada). The bookmark features a pretty shiny stone which you can choose according to your birth color. To get one, simply drop by RubyCherry Shop studio or send your Paypal payment of 3$ with your mailing address to rubymoon@gmail.com

Nov 01

While reading “Le Bloc Notes” December 24th post about rethinking one’s work as a mental health worker, I felt compelled by several aspects very similar to my tattoo artist job and it has inspired me to share thoughts I’ve been pondering for a while about my work the same way “Le Bloc Note” did.

How can we explain that our work as a tattoo artist, a job that seems very simple at first and not too demanding, can be exhausting, energy demanding, thankless and even sometimes traumatizing. According to some people, tattoo artists just draw on people all day long while listening to their favourite music. How could it be any easier?

So how do you explain that our work can be exhausting, immensely complex as well as, sometimes, a source of emotional distress? Here are the key factors I identified to explain this situation:

 

 

For the tattoo artist

•             Going through a long technical apprenticeship which can last for years in a precarious financial state. Tattooing is like drawing on a sheet placed on a water balloon with a vibrating 250 gram pencil.

•             Provide an ongoing attention, a good presence of mind, sometimes during long hours of work during which the customer has the feeling of “doing nothing”.

•             Experience different type of physical pain because of postures and tools. Back, neck, shoulder, elbow, wrist and hands pains, often chronic.

•             Working in conditions that don’t correspond to our expectations and ideal.  See details below.

•             Managing, physically and emotionally, the pain we make, by our own will, to another human being.

 

 

Regarding the relationship with peers

•             At different degrees, living a hostile relationship with one’s competitor, sometimes in an unfair manner.

•             Getting slighting feedback (often by means of other customers) from individuals who believe, wrongly, they know what we ought to do and that they can do it without proper experience or training.

•             Receiving critiques from other tattoo artists who have different theoretical orientations.

•            Having daily interactions with people whose values differ from ours.

 

 

At the governmental level

•             No acknowledgement as an artist or worker by the government.

•             Difficulty or impossibility to obtain grants from the Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ).

•             Difficulty or impossibility to obtain help to start a business.

•             No social benefits (CSST, RRQ, employment insurance, sick leaves, parental leaves, etc.)

•             Unlike in France, no professional order or association to standardize job protocols. For example, Order of Acupuncturists of Quebec, Association des électrolystes et esthéticiennes du Québec (Association of electrologists and estheticians of Quebec).

•             Because of the above mentioned factor, impossibility to contract professional insurance to protect ourselves in case of mistake. Insurance companies offering this type of insurance do it at a prohibitive price that most of us can’t afford.

•             Absence of government control over sanitary installations, unlike France, United States of America or other provinces (one might also criticize the quality of control exercised in those provinces). Here, I have to say that because of this lack of control, 100% of the security aspect rests with body modifications stakeholders and that the customer has the important responsibility to get the right information.

•             Long unpaid working hours. Custom drawings, maintenance of tools, sanitary procedures, etc. Several people will agree that a passionate tattoo artist never really stops working, often working more than 12 hours a day, on week-ends and even during his or her sleep.

•             No stable income and income subject to market fluctuations.

 

 

Regarding customers

•             Absolutely no place for mistake. Pressure, anyone?

•            Perpetually going against the flow, constantly explaining facts about tattoos to customers with prejudices and preconceived ideas.

•             Always justifying our price. “My neighbour can do it for half the price!”

•             Deceiving customers’ unrealistic expectations. Size and level of details of a tattoo, placement, price, time required, etc.

•             Dealing with expectations created by reality shows. Despite their name, reality shows are far from being realistic and do embellish a lot life as a tattoo artist, which encourages young artists to enter into a complex activity, to which are inherent a lot of responsibilities, without proper training thus putting at risk health of their friends and relatives.

•             Answering the same fooling questions over and over. No, we aren’t all contortionists and ambidextrous so we can tattoo ourselves.

•             Little appreciation as an artist from customers.

•             Dealing with fashion and getting asked to tattoo the same designs day after day. Here, I would like to explain what I think is the difference between a tattooist and a tattoo artist. A tattooist is a worker who frequently reproduces preconceived designs with no modifications (usually without the permission of the original artist). A tattoo artist almost always works with the customer’s ideas in order to create unique designs, in their own style, like a painter or an illustrator. A unique design by a gifted artist has a price, which usually explain the different between prices asked by two artists. Seeing the same design three times a week with no open-mindedness or display of confidence from customers can get frustrating and downgrading.

•             Being very close to a great number of people, sometimes during long periods of time. Sometimes, those people make us uncomfortable, stink, are sick, carry a heavy emotional history, etc.

•             Constantly dealing with prejudices regarding our ethics and even on our value as a person.

Examples:

-          Parents who take their children away from us (tattooed people are dangerous).

-          Aggressive comments by suspicious parents. “You reuse your needles, don’t you?” (tattoo artists have no ethics).

-          Being asked to produce a receipt before the deposit is given (tattoo artists are crooks).

-         People looking high on us while talking about general matters (tattoo artists have no education).

-          When we look tired: “So, big party yesterday?” (tattoo artists spend their time partying).

-          And so on.

 

 

Several tattoo artists will recognize facts from this list that do affect their mental and physical health and that can even lead to a distress state. Even if working as a tattoo artist is rewarding, the artist has to deal with guilt inherent to a mistake, has to find time to relax in addition to coping with his or her frustration upon customers who also provide their income.

Is it possible to choose to become a tattoo artist based on realistic consideration? Can we admit that we aim for healthy rewards, like the pleasure to create beautiful and unique artwork that shows who we are in order to blossom out as a marginal artist, the close contact with a wide diversity of people with different lifestyles, the fun of giving back to the community, sharing artistic knowledge and promoting artistic values that we cherish? What makes us a good tattoo artist? Here’s a partial list of qualities also inspired by Le Bloc Notes’ article:

 

 

Personal qualities

•             Interior calm

•             Ability to manage emergencies

•             Ability to manage stress

•             Ability to manage time

•             Ability to speak for his or herself

•             Ability to question his or herself

•             Creativity

•             Dynamism

•             Good mental and physical condition

•             Open-mindedness

•             Honesty

•             Intuition

•             Sense of organization

•             Control of his or herself

•             Motivation to train and improve his or herself

•             Realistic

•             Good sense of humour

•             Ethics

•             Being sober

•             Punctuality

•             Know his or herself and be conscious of his or her limits

•             Flexibility to adapt in a growing industry

 

 

Interpersonal qualities

•             Demonstrate sensibility while interacting with customers

•             Ability to communicate effectively with people

•             Being a good listener

•             Availability

•             Being able to offer a flawless customer service

•             Team spirit

•             Being able to communicate with members of a multidisciplinary team (Managers versus artists, ouch!)

•             Empathy

 

 

Technical qualities

•             Outstanding artist

•             Articulated

•             Bilingual (French and English)

•            Knowledge of first aid techniques

•            Being able to use modern technology (computers, printers, photography, etc.)

•            Relevant artistic experience or training

•            Experience with handling and maintaining his or her equipment

•            Occupational health and safety training (including blood transmitted pathogens)

•             Be aware of new tendencies and technologies

 

I haven’t met any tattoo artist who fully corresponds to this portrait. Therefore, tattoos will continue to be made by non perfect human beings who aim for what’s accessible instead of an ideal while taking in account their customer’s expectations, the respect of their personal ethics and the context in which they exercise their art.

Karine “Ruby” P. LeBlanc

Gatineau, December 10th 2010

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I will add here relevant questions and comments I get about this article and my answers to them.

Comment from JosephB
(TattooRama Forum)
December 11th 2010

I think it would be appropriate to make the opposite and talk about the positive aspects of the job because it now looks like you’re the new modern martyrs, and even if I understand everything you wrote, this description could also fit my job perfectly.

You also raise another point that has been appealing me for a while: the “tattoo artist” concept.
Personally, that name disgusts me. Explanation:
For me, self-proclamation has no value at all. For example, scratchers will pompously call themselves “tattoo artist” [note from translation: “artiste tatoueur” in French], probably because it is so common across the Atlantic.
To me, you are a “tattooist” and it rests with customers to decide if you are artists or not by getting tattooed by you.
It feels like an inferiority complex and I’ve always felt kind of sorry for those who proclaim themselves “artists” when they’re not good at it, which happens often (and it’s not your case, of course).

I hope you won’t be frustrated by my comment and that it will lead to a reflection, perhaps even an interesting “debate”.

Ruby’s answer

I really like your question. I will answer it here but, if you agree, I would like you to post it directly on my blog so others can also see it.
In Quebec (I don’t know for other places), the Conseil des Arts et Lettres du Québec (CALQ) has very clear rules to define what is a professional artists:

What is a professional artist?
A professional artist:
* Proclaims his or herself as a professional artist;
* Creates pieces of art by his or herself or offers services, against compensation, as a creator or an interpreter, specifically in the areas under the responsibility of the Conseil des arts et des lettres du Québec;
* Is recognized by his or her peers; and
* Broadcasts or interprets publicly his or her artwork in a place or a context recognized by his or her peers.

So, a tattooist that describes his or herself as an artist, who tattoos his or her own creations on demand against compensation, who is recognized as an artist by other tattoo artists and whose artwork is seen by the public can legally claim an professional artist status from the government. It is obvious that several tattoo artists are also painters and/or illustrators and that several of them regularly expose their artwork in art galleries. Therefore, there is nothing pretentious about claiming to be a professional artist.

Jul 10

In my most recent research, I felt the need to clearly identify my artistic style and consequently identify myself. By collecting my ideas together in my article “Art : social and spiritual vector”, I finally came up with the Modern Baroque qualifier.

The Modern Baroque term currently exists in decoration but, to my knowledge, no visual artist claimed it yet. I believe that this current exists for some time now, particularly in the world of tattooing where the antique, decorative and floral subjects are largely in fashion.

The Baroque movement prevailed in Europe in the 17th century and is characterized in all its forms by a realistic representation, an abundant ornamentation and a complex line. By observing my own artwork, I noticed a series of similarities with the forth mentioned style, object of my research. The play of texture, the light or absent background, the high contrast of lightning and graphic compositions are many technical qualities already present in my work or that I aspire to master.

The hyperrealist representation of the Baroque area is qualified as Naturalism – art anchored in reality. For the early years of this artistic current’s painters, naturalism made it possible to abolish the borders between art and life, to create a balance between reality and imaginary, thus confronting our reality and the one of painting. It is almost the exact definition of my RubyMoon concept.

The majority of that time’s paintings are religious or mythological representations. On the other hand, it is during that particular time that still life made its first appearance. The expression “still life” indicates a subject made up of inanimate objects (fruits, flowers, vases, etc). In several artistic academic formations, it is one of the first topics studied because of the powers of observation it requires and of its great technicality.

During the Baroque period, the still life was regarded as symbolic. Flowers and fruits are an allegory of fertility, testimony of the earth as a provider of wealth and happiness. A well spread category of still life  in these years is the “Vanity”. It often represents objects symbolizing the mortal nature of man and the impermanence of all things such as skulls, watches, candles, ripe fruits and almost withered flowers.

Still Life with Bouquet and Skull– Adriaen van Utrecht

 

I must here make a parallel with the Buddhist meditation teachings. Buddha taught that the decisive characteristic of the universe is its transitoriness. Naturalism and Buddhism have a common motivation: to observe things as they really are. For the Buddhists, “to see things as they really are” means to constantly observe them in the light of three characteristics of which the first is “Anicca”. The notion that all existence, without exception, is in a constant state of flux.

The adherents of those two doctrines also believe that the divine can appear unexpectedly in daily matters.

Alex Grey wrote: “The unearthing of Paleolithic paintings in the twentieth century reveals that Art is a mighty instinctual force implanted in the hearts of people. Art is a people’s collective mind. Art is not a mere amusement, distraction or fashionable investment. Though the artist, their art and the viewer are all impermanent, art can provide evidence of contact with the universal creative force beyond time. Art has a function and a mission to interpret the world, to reveal the condition of the soul, to encourage our higher nature and awaken the spiritual faculties within every individual. Art can be a form of worship and service.” (1)

Artist’s Hand – Alex Grey

I thus commit myself to embrace the emotion of the present moment in the visual capture of transitory, pure and beautiful moments.

These recent reflections are for me a kind of ultimate truth which perfectly includes the personal conception I have of my existence. From now on, I feel that I will have very few things left to say.

That is all.

Facile contemnit omnia qui se semper cogitat moriturum (He who thinks always of Death can easily scorn all things). – Hieronymus 1517

 

(1) The mission of Art – Alex Grey – http://www.alexgrey.com/essay/mission.html

Jul 10

Creativity, proper to mankind

What makes mankind unique? Scientifically speaking, one of the only things differentiating a human being from other animals is its capacity of abstraction. Its evolution equipped him with a brain able to imagine and conceive new ideas, different from the real and concrete world surrounding him. “The modern humans slowly acquired the power to imagine, to form mental pictures of things that did not exist and to imagine abstract concepts. The ability to mentally visualize a thought or an idea. The ability to reach into an imaginary world and bring forth its fruits to reality.” (1)

Approximately 50 000 years ago, this astonishing faculty made it possible to the Homo sapiens to reach what is called behavioral modernity. The rich, complex, and diversified language enabled him to reach an unequalled level of communication with its pars. The advent of pictorial art, of its oldest demonstration known to date 40 000 years ago, is a brilliant testimony.

“The MIND of mankind is an extension of Nature’s awesome power to create. The MIND of mankind creates things that Nature otherwise could not create.

They have an imagination powerful enough to become aware of the magnificent wonders of nature and to imagine the possibility of the existence of their own “Creator”. The superminds among us have a deep desire to create new technology, beautiful art works and an insatiable curiosity to constantly probe deeper and deeper into the secrets of nature.” (1)

Creationists will claim that human creativity is a testimony of God’s image in man because “The very first fact we learn about God in His revealed word, the Bible, is that He created. Therefore man also creates.” (2)

The Creation of Adam – Michelangelo

 

Various functions of visual art

For the last few years, I’ve kept my own classification of artwork in three parts. With time, this classification was reinforced by my research on the art of tattooing and on sociology and I saw similar classifications from other reference people in these fields.

First of all, just like its first historical purpose, art is often used as a communication mean, henceforth the pictorial language. This is what I call the rational art.

This representation system is sometimes used as an archive mean. It is useful to fix an event or a state in time (such as the religious and mythological scenes repeated over and over) or straightforwardly as a written language (in the Egyptian hieroglyphs for example).

Closer to us, contemporary art is often exploratory, empty of the characteristics found in the other categories, and often supported by a rational and complex argument which justifies its existence.

In the rational art category, just as in the following one, we can face symbolism, a concrete representation of an abstract concept or the use of an object as an allegory for another thing.

Furthermore, there is what I call the emotional art. Although, nowadays, art is widely recognized as a mean of personal expression, it is rather a recent concept coming from the Romantic area in Europe (18th-19th centuries). Responding to the rational and rigid Classicism, the Romantic Movement emphasized the emotion as a source of aesthetic experiment. The romantic artists are characterized by the claim of “I” and “me”.

Finally, there is the art which I categorize as purely aesthetic, without any other function than to represent something beautiful and pleasant to the eye. The esthetic canons can obviously vary from a place, a culture and a time to another.

 

Tattooing as an art form

In my opinion, the motivations that push an individual to mark his body in the act of tattooing follow the exact same categorization.

In certain cases, the person wishes the tattoo to archive, to catalog one’s life and to do so, will use a symbolic image to represent an event, a person or a personal important matter. It is a life lasting engagement to remember. In this line of thought, tattooing was also often used as an identification mark between the members of a given group, with or without the assent of the ones displaying it (criminalized groups, prisoners, etc.)

In other cases, the tattooed one engages himself in a psychological or emotional journey. The pain itself can reaffirm the physical existence and the feeling to be alive as an individual, and at the same time, achieve the transcendence of this existence (for example, the flagellation sometimes practiced in the catholic religion).
In several present and past civilizations, tattooing was often used in varied social rituals, interlacing physical, mental and spiritual. Pain, associated to the creative act of tattooing, makes a powerful psychological tool.

David Bollt wrote: “As a tattoo artist I came out of my shell and worked intimately with thousands of people. Through countless hours of pain and blood I created images for people who were on a journey of self discovery. Committing to a tattoo and submitting to the pain of the experience creates a unique bond between tattoo artist and client. In those intense moments when a person is bleeding for art, they often reveal deeply personal truths I would never have otherwise seen.” (3)

Nowadays, as well as in certain older civilizations (for example Persian or Indian), permanent or temporary tattooing is also employed at purely cosmetic ends to modify the esthetics of one’s body.

One Thousand Sins – David Bollt

 

Art and spirituality

In a fortunate blend of the four mentioned aspects, art is also an integral part of human spirituality. The most ancient artistic representations often illustrate divine characters or the elements of nature’s mystical qualities.

Alex Grey wrote: “An artist’s mission is determined by their view of life. For each culture, artworks embody and communicate insights that help them to interpret life and take action in the world. Different works of art reflect differing worldviews and levels of consciousness, some works focus on the physical world or the emotions, some art is highly mental, other works seem devotional and heart centered, and some art seems guided by the soul’s transcendental nature. The artist attempts to make inner truths visible or audible, sensible in some way, via an external material world manifestation (such as a painting or song). To make a new transpersonal art requires an artist’s personal experience of the divine.” (4)

Painting – Alex Grey

My artist’s way

In my quest to become a better human being, I began my own research hoping to find a solution to the social uneasiness. Without explaining the details, I came to valorize the tribal holistic society, advocating a harmonious life with all beings and nature.

In our modern society, is emerging what is called the urban tribes. They are micro-communities, sharing common ideas and interests, which are willing to sacrifice a little of their individualism to the profit of an altruistic way of life, based on common values such as trade and share. These communities are based on a morale directed by emotion rather than reason.

David Bollt also wrote: “I now see my art as connected to the broader human experience. Loneliness, fear, beauty and love now manifest as symbols and images for us all. In the past, the intention of my work was that I wanted my voice to be heard. Now my paintings have become a vehicle for me to express the deepest, most real, most raw and most universal human emotions. Before my time as a tattoo artist I felt alone and my work was about me. Now I realize that even in my darkest moments I am not alone. All of humanity stands beside me. There is a universe of experience inside each and every one of us. I create images that speak to this common experience. From the depths of my imagination I create images to touch people’s hearts and let them know that they are not alone.

The stories of my art have been woven with sharp painful needles and a fine thread of ink and blood. I have sewn a tapestry of meaning in the fabric of human flesh. Through these stitches I have seen things I would have never imagined. My heart, my spirit and my art will never be the same.” (3)

In my urban tribe of tattooed people, I came to the conclusion that my mission is to constantly become a better artist and to reach out to as many people as I can with the beauty and softness that I consciously try to infuse my works with.

So be it.

A true artist is an artist who touches everyone – Bernard Werber
The painter must tend to universality. – Leonardo da Vinci

 

References

(1) The Creative Geniuses of Mankind – Donald L. Hamilton – http://novan.com/suprmind.htm
(2) Man’s Creativity: Literature, Music, Fine Arts – http://www.creationism.org/csshs/v12n2p02.htm
(3) About tattooing and Art – David Bollt – http://www.davidbollt.com/About_the_Artist/Entries/2008/8/20_About_Tattooing_and_Art.html
(4) The mission of Art – Alex Grey – http://www.alexgrey.com/essay/mission.html
(5) Holistic public sociology – Vincent Jeffries – http://www.sorokinfoundation.org/public.html
(6) Indigenous Justice Systems – Ada Pecos Melton – http://www.americanlawreview.com/tribal_systems.html
(7) Ishmael – Daniel Quinn – Bantam
(8) The Time of the Tribes – Michel Maffesoli – Sage Publications
(9) Still Life – Norbert Shneider – Taschen
(10) Caravaggio and His Followers in Rome – National gallery of Canada
(11) Wikipedia

Jul 10

Dans mes plus récentes recherches, j’ai ressenti le besoin d’identifier clairement mon style artistique et par la même occasion m’identifier moi-même. En rassemblant mes idées dans mon article « L’art : vecteur social et spirituel », j’ai finalement cerné le qualificatif de Baroque Moderne.

Le terme Baroque Moderne existe actuellement en décoration mais à ma connaissance, aucun artiste visuel n’a encore réclamé ce terme. Je crois qu’il s’agit d’un courant déjà existant depuis quelques temps, particulièrement dans le monde du tatouage où les sujets antiques, décoratifs et floraux sont largement à la mode.

Le mouvement Baroque fut prévalent en Europe au 17e siècle et se caractérise dans toutes ses formes par une représentation réaliste, une ornementation abondante et une ligne complexe. En observant mon propre travail, j’ai remarqué une série de similarité entre celui-ci et le style susmentionné, objet de ma recherche. Le jeu de texture, le fond léger ou absent, le haut contraste de lumière et l’arrangement graphique sont autant de qualités techniques déjà présentes ou que j’aspire à maitriser.

La représentation hyperréaliste de l’époque Baroque est qualifiée de Naturalisme – l’art ancré dans la réalité. Pour les peintres des premières années de ce courant artistique, le naturalisme permet d’abolir les frontières entre l’art et la vie, de créer un équilibre entre réalité et imaginaire, confondant ainsi notre réalité et celle de la peinture. Il s’agit là de la définition presque exacte de mon concept de RubyMoon.

La majorité des tableaux de cette époque sont des représentations à caractère religieux ou mythologique. Par contre, c’est à cette époque qu’on voit l’apparition de la nature morte. L’expression « nature morte » désigne un sujet constitué d’objets inanimés (fruits, fleurs, vases, etc.). Dans plusieurs formations académiques artistiques, il s’agit d’un des premiers thèmes étudiés à cause du sens d’observation qu’il nécessite et de sa grande technicalité.

À l’époque Baroque, la nature morte était considérée comme symbolique. Les fleurs et les fruits sont une allégorie de fertilité, témoignage de la terre comme pourvoyeuse d’abondance et bonheur. Une catégorie de nature morte bien répandue dans ces années est la Vanité. Elle représente souvent des objets symbolisant la nature mortelle de l’homme et l’impermanence de toute chose tels que crânes, montres, chandelles, fruits mûrs et fleurs presque fanées.

Still Life with Bouquet and Skull– Adriaen van Utrecht

 

C’est ici que je me dois de faire un parallèle avec les enseignements de la méditation bouddhiste. Buddha a enseigné que la caractéristique décisive de l’univers est son caractère éphémère.

Le Naturalisme et le Bouddhisme ont une commune motivation : observer les choses telles qu’elles sont. Pour les bouddhistes, « voir les choses comme elles sont vraiment » veux dire constamment les observer à la lumière de trois caractéristiques dont la première est « Anicca ». La notion que toute existence, sans exception, est en perpétuel changement.

Les pratiquants de ces deux doctrines croient également que le divin peut se manifester de manière inattendue dans le quotidien.

Alex Grey écrit : « Le déterrement des peintures paléolithique au 20e siècle révèlent que l’Art est une force instinctive puissante implantée dans le cœur des gens. L’Art est l’esprit collectif d’un peuple. L’Art n’est pas un amusement vain, une distraction ou un investissement à la mode. Bien que l’artiste, son art et l’observateur soient tous impermanents, l’Art peut fournir l’évidence d’un contact avec la force créative universelle au delà du temps. L’Art a la fonction et la mission d’interpréter le monde, de révéler la condition de l’âme, d’encourager notre nature supérieure et d’éveiller les facultés spirituelles de chaque individu. L’Art peut être une forme de vénération et de service. » (1)

Artist’s Hand – Alex Grey

 

Je m’engage donc à embrasser l’émotion de l’instant présent dans la capture visuelle de moments éphémères, purs et beaux.

Ces récentes réflexions sont pour moi une sorte de vérité ultime qui englobe parfaitement la conception personnelle que j’ai de mon existence. À partir de maintenant, je sens qu’il me restera très peu de choses à dire.

C’est tout.

Facile contemnit omnia qui se semper cogitat moriturum (Celui qui pense toujours à la mort peut facilement négliger toutes choses) – Hieronymus 1517

 

(1) The mission of Art – Alex Grey – http://www.alexgrey.com/essay/mission.html

Jul 10

La créativité, propre de l’être humain

Qu’est ce qui rend l’être humain unique? Scientifiquement parlant, une des seules choses différenciant l’être humain des autres animaux, est sa capacité d’abstraction. Son évolution l’a doté d’un cerveau capable d’imaginer et de concevoir des idées nouvelles, différentes du monde réel et concret qui l’entoure. « L’homme moderne a lentement acquit le pouvoir d’imaginer – de former des images mentales de choses qui n’existent pas et d’imaginer des concepts abstraits. L’habileté de visualiser mentalement une pensée ou une idée. L’habileté d’aller chercher dans un monde imaginaire et d’en rapporter les fruits dans la réalité. » (1)

Il y a environ 50 000 ans, cette étonnante faculté permet à l’Homo sapiens d’atteindre ce qu’on appelle la modernité comportementale. Le langage riche, complexe, et diversifié lui permet d’atteindre un niveau inégalé de communication avec ses pairs. L’avènement de l’art pictural, de sa manifestation la plus ancienne connue à ce jour il y a 40 000 ans, en est un brillant témoignage.

« L’ESPRIT de l’humanité est une extension du stupéfiant pouvoir créatif de la nature. L’ESPRIT des hommes crée des choses que la nature autrement ne pourrait créer.

Ils ont une imagination assez puissante pour devenir conscient des merveilles de la nature et imaginer la possibilité de l’existence de leur propre « créateur ». Les esprits les plus éveillés partagent un désir profond de créer de nouvelles technologies, de réaliser de magnifiques œuvres d’art et cherchent avec une curiosité sans limite à comprendre les secrets de la nature. » (1)

Les créationnistes proclameront que la créativité humaine est un témoignage de l’image de Dieu en l’homme car « La première chose que nous apprenons à propos de Dieu dans la sainte Bible est qu’Il a créé. Par conséquent, l’homme aussi crée. » (2)

La création d'Adam - Michelangelo

 

Différentes fonctions de l’art visuel

Depuis plusieurs années, j’entretiens ma propre classification en trois parties des œuvres d’art. Avec le temps, cette classification s’est trouvée renforcée dans mes recherches sur l’art du tatouage et la sociologie et j’ai pu constater des classifications similaires chez d’autres personnes références dans ces domaines.

D’abord, tout comme sa première raison d’être historique, l’art est souvent utilisé comme mode de communication, d’où le langage pictural. C’est ce que j’appelle l’art rationnel.

Ce mode de représentation est parfois utilisé comme moyen d’archivage. Il est utile pour fixer un événement ou un état dans le temps (tels que les scènes religieuses et mythologiques reprises encore et encore) ou carrément en guise de langage écrit (dans les hiéroglyphes égyptiens par exemple).

Plus près de nous, l’art contemporain est souvent exploratoire, dénudé des caractéristiques des autres catégories et souvent soutenu par un argumentaire rationnel complexe qui en justifie l’existence.

Dans la catégorie de l’art rationnel de même que dans la suivante, nous pouvons être confrontés au symbolisme, c’est-à-dire une représentation concrète d’un concept abstrait ou l’utilisation d’un objet comme allégorie d’une autre chose.

Ensuite, il y a ce que j’appelle l’art émotionnel. Bien que l’art soit aujourd’hui reconnu comme moyen d’expression personnelle, il s’agit d’une notion plutôt récente qui date de l’époque Romantique en Europe (18e-19e siècle). En réponse au Classicisme rationnel et rigide, le Mouvement Romantique mettait en valeur l’émotion comme source d’expérience esthétique. Les artistes romantiques se caractérisent par la revendication du « je » et du « moi ».

Finalement, il y a l’art que je catégorise de purement esthétique, sans autre fonction que de représenter quelque chose de beau et de plaisant à l’œil. Les canons de l’esthétique peuvent évidement varier d’un lieu, d’une culture et d’une époque à l’autre.

 

Le tatouage comme forme artistique

Selon moi, les motivations qui poussent un individu à marquer son corps dans l’acte du tatouage suivent exactement la même catégorisation.

Dans certains cas, la personne souhaite le tatouage comme moyen d’archiver, de cataloguer son vécu et utilisera un motif symbolique pour représenter un événement, une personne, un intérêt important pour elle. C’est un engagement à vie à se souvenir. Dans la même idée, le tatouage a aussi souvent servi de signe d’identification entre les membres d’un groupe donné, avec ou sans le consentement de celui qui le porte (gang criminalisé, prisonniers, etc.)

Dans d’autres cas, le tatoué s’engage dans une démarche psychologique ou émotionnelle. La douleur peut à elle seule réaffirmer l’existence physique et le sentiment d’être en vie d’un individu, de même que provoquer la transcendance de cette existence (par exemple, l’auto-flagellation parfois pratiquée dans la religion catholique).

Dans plusieurs civilisations présentes et passées, le tatouage a souvent servi de rituels sociaux variés, entrelaçant physique, mental et spirituel. La douleur, associée à l’acte créatif du tatouage, devient un outil psychologique puissant.

David Bollt écrit : “En tant qu’artiste du tatouage, je suis sorti de ma coquille et j’ai travaillé intimement avec des milliers de personnes. À travers d’innombrables heures de douleur et de sang j’ai créé des images pour des gens en quête de découverte de soi. S’engager au tatouage et de soumettre à la douleur de l’expérience crée un lien unique entre l’artiste du tatouage et le client. Dans ces moments intenses où une personne saigne pour l’art, elle révèle souvent des vérités personnelles profondes dont je n’aurais autrement jamais eu connaissance. » (3)

De nos jours, de même que dans certaines civilisations plus anciennes (par exemple perses ou indiennes) le tatouage permanent ou temporaire est également employé à des fins purement cosmétiques pour modifier l’esthétique du corps de celui qui le porte.

One Thousand Sins – David Bollt

 

Art et spiritualité

Dans un heureux mélange de tous les aspects cités si haut, l’art est aussi une partie intégrante de la spiritualité humaine. Les plus vielles représentations artistiques illustrent souvent des personnages divins ou les qualités mystiques des éléments de la nature.

Alex Grey écrit : “La mission d’un artiste est déterminée par sa vision de la vie. Dans chaque culture, le travail de l’artiste incarne et communique les réflexions qui l’aident à interpréter la vie et ses actions dans le monde. Différents travaux artistiques reflètent différentes visions du monde et niveaux de conscience : certains travaux se concentrent sur le monde physique ou les émotions, d’autres sont hautement mental, d’autres encore semblent dévoués ou guidés par la nature transcendantale de l’âme. L’artiste tente de rendre ces vérités intérieures visibles ou audibles, sensibles de quelque façon, via une manifestation externe matérielle (comme une peinture ou une chanson). Produire un art nouveau et transpersonnel requiert de l’artiste l’expérience personnelle du divin. » (4)

Painting – Alex Grey

 

Mon cheminement artistique

Dans ma quête pour devenir un meilleur être humain, j’ai entrepris mes propres recherches en espérant trouver une solution au malaise social. Sans entrer dans le détail, j’en suis venue à valoriser la société holistique tribale, prônant une vie harmonieuse avec tous les êtres et la nature.

Dans notre société moderne, on voit surgir ce qu’on appelle les tribus urbaines. Il s’agit de micro-communautés, partageant des idées et intérêts communs, qui sont prêtes à sacrifier un peu de leur individualisme au profit d’un mode de vie altruiste, basé sur des valeurs communes tels que l’échange et le partage. Ces communautés s’appuient sur une morale dirigée par l’émotion plus que par la raison.

David Bollt écrit encore : « Je vois maintenant mon art comme étant connecté à l’expérience humaine au sens large. Solitude, peur, beauté et amour se manifestent maintenant en symboles et images pour nous tous. Dans le passé, l’intention de mon travail était que ma voix soit entendue. Maintenant mes tableaux sont devenus mon véhicule pour exprimer les plus profondes, les plus vraies, les plus crues et les plus universelles émotions humaines. Avant mon expérience d’artiste du tatouage, je me sentais seul et mon travail parlait de moi. Maintenant je réalise que même dans mes moments les plus sombres je ne suis pas seul. Toute l’humanité se tiens à coté de moi. Un univers d’expérience se trouve en chacun de nous. Je crée des images qui parlent de cette expérience commune. Du plus profond de mon imagination, je crée des images pour toucher le cœur de gens et leur laisser savoir qu’ils ne sont pas seuls.

Les histoires de mon art ont été tissées de douloureuses aiguilles pointues et d’un mince fil d’encre et de sang. J’ai cousu une tapisserie de signification dans le tissu de la peau humaine. A travers ces sutures j’ai vu des choses que je n’aurais jamais imaginées. Mon cœur, mon esprit et mon art de seront plus jamais les mêmes. » (3)

Dans ma tribu urbaine de tatoués, j’en suis venue à la conclusion que ma mission est de constamment devenir une meilleure artiste et de rejoindre le plus de personnes possible avec la beauté et la douceur donc j’essaie consciemment d’empreindre mes œuvres.

Ainsi soit-il.

Un véritable artiste est un artiste qui touche tout le monde – Bernard Werber
Le peintre doit tendre à l’universalité. – Léonard de Vinci

 

Références

(1) The Creative Geniuses of Mankind – Donald L. Hamilton – http://novan.com/suprmind.htm
(2) Man’s Creativity: Literature, Music, Fine Arts – http://www.creationism.org/csshs/v12n2p02.htm
(3) About tattooing and Art – David Bollt – http://www.davidbollt.com/About_the_Artist/Entries/2008/8/20_About_Tattooing_and_Art.html
(4) The mission of Art – Alex Grey – http://www.alexgrey.com/essay/mission.html
(5) Holistic public sociology – Vincent Jeffries – http://www.sorokinfoundation.org/public.html
(6) Indigenous Justice Systems – Ada Pecos Melton – http://www.americanlawreview.com/tribal_systems.html
(7) Ishmael – Daniel Quinn – Bantam
(8) The Time of the Tribes – Michel Maffesoli – Sage Publications
(9) Still Life – Norbert Shneider – Taschen
(10) Caravaggio and His Followers in Rome – National gallery of Canada
(11) Wikipedia